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Le mot du Président

Février 2017

 

 

 

Les limites de l'acceptable !

 

En général tout est affaire de limites, il faut avoir en permanence à l’esprit, les contraintes, les obligations, les paramètres, un volume de vol qui nous permettent puisque nous les acceptons de vivre pleinement nos libertés. Dans le domaine de l’aéronautique et de notre pratique de l’ULM, nous devons redoubler d’attention pour faire en sorte de ne pas sortir de ces limites.

 

S’agissant de notre réglementation et pour aller à l’essentiel, nous savons que ce qui compte, c’est la cohérence de notre système déclaratif.


C’est principalement par la masse et la vitesse qui impactent directement le niveau de sécurité que le poids a été fixé à 450 kg avec les quelques variantes que l’on connaît : le parachute, les flotteurs, les skis, etc. et la vitesse de décrochage à 65 km/h.


Depuis de nombreuses années, un lobbying puissant, professionnel, milite au niveau européen pour que cette limite (qui correspond en fait au cadre de la fameuse annexe II) soit repoussée à 600 kg. C’est clairement inacceptable, parce qu'une forme de certification accompagnerait immanquablement la mesure et cela sonnerait le glas du cadre réglementaire déclaratif qui fait la spécificité et le succès de l'ULM à la française. Si cette proposition était acceptée, nous en serions donc les premières victimes ainsi que les constructeurs qui savent fabriquer de véritables ULM.


Mais plus encore que la masse, c’est la vitesse de décrochage envisagée (45 noeuds) qui pose un véritable problème. Tout notre système serait remis en cause même si pour le moment il dépend encore de nos législations nationales. Le ver serait dans le fruit, et on peut se demander pendant combien de temps il serait possible de faire côtoyer deux réglementations différentes ?


Pour sauver notre réglementation, il faut donc absolument rester ferme sur ces paramètres et notamment sur la vitesse de décrochage. Si nous devions cependant aller par la force des choses vers un compromis, cela ne serait envisageable qu’au prix de la préservation du cadre libéral de notre réglementation actuelle et du soutien de notre administration.

 

logo cnfasLa logique aéronautique milite pour notre position, la légèreté d’une machine a toujours été favorable à ses qualités de vol.

C’est grâce à notre réglementation que l’ULM s’est développé en France, sachons préserver et défendre nos acquis.

 

Faites de beaux vols !...

 

Pierre-Henri LOPEZ

Président de la FFPLUM

 

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